Être une femme ambitieuse: volonté à réprimer ou nécessité à exiger?

Les nouvelles frontières de la technologie et les nouvelles formes de commerce ont ouvert de nouveaux horizons de travail. La croissante recherche d’employés, l’université accessible aux femmes et les changements culturels ont fourni au «sexe faible» des opportunités qui auraient été inconcevables dans le passé.

Au début des années 2000, les femmes les plus ambitieuses reçoivent les premières reconnaissances dans l’histoire mondiale. Cette méritocratie, en réalité, n’est qu’une demi-victoire : les dames ont fait leur entrée massive dans le monde du travail pendant les années ’80; cette appréciation tardive montre une volonté de renvoyer le plus possible.
Par ailleurs, la fin du siècle dernier a emporté une vague de féminisme mystifié. Les mouvements féministes et révolutionnaires des années ‘60 ont perdu leur efficacité et leur signification: les luttes du passé ont été manipulées par les modernes sociétés afin de cacher les inégalités encore existantes. Les femmes, aujourd’hui aussi, n’ont que la possibilité législative de se réaliser, d’atteindre tous les rôles sociaux et de travail désirés: la réalité est différente.

Ensuite, encore en 2021 il y a des facultés plus fréquentées par des hommes que par des femmes. De plus, à parité de notes, les étudiantes ont plus de difficulté à trouver une embauche par rapport à leurs copains. L’ambition peut être donc une partie primordiale dans les parcours des étudiantes, mais la plupart des fois, elle ne suffit pas à aider la nouvelle génération de filles à conquérir le poste rêvé. De même, il est encore plus difficile de gagner un contrat concernant une position de prestige à l’intérieur d’une société.
Par contre, une sensible déstabilisation du pouvoir masculin a eu du succès. Cette évolution culturelle a entraîné des conséquences importantes: d’un côté, la volonté des femmes de mieux poursuivre ses propres désirs, de l’autre, l’augmentation de la violence contre elles. Ce déséquilibre, qui a toujours été favorable aux hommes, crée une frustration entre les deux sexes difficile à gérer, qui se manifeste plusieurs fois avec la culpabilisation des femmes. En Italie, comme dans le reste du monde, de nombreuses associations ont été créées afin de protéger les femmes victimes de harcèlement. L’Italie a voire institué une journée pour se rappeler des millions de femmes tuées ou battues.
Un domaine de la psychologie naïvement pas encore exploré est celui qui combine la croissante violence sur les femmes au rôle de pouvoir qu’elles atteignent dans le travail et dans la société. Beaucoup d’hommes sont tellement déstabilisés par ce détrônement, qu’ils utilisent la seule arme qu’ils connaissent contre leur «infériorité».
Cependant, nous connaissons très bien la situation, plus ou moins favorable, des politiques sociales en place dans les nations. Les femmes qui habitent en Italie, par exemple, rêvent des politiques sociales progressistes présentes au nord de l’Europe. Le stéréotype de ces pays est fort en Italie et cette image rend jalouses les femmes qui n’ont pas la possibilité de choisir leur propre emploi et qui ne peuvent pas utiliser les services de garderie. En opposition à la situation dans laquelle elles vivent, plusieurs femmes ont la force et le courage de poursuivre leurs objectives.

En parlant de stéréotypes, que faire pour diffuser l’idée d’une femme forte et courageuse sans attirer sur l’univers féminin la haine des hommes ?
Cette révolution devrait partir de l’éducation à la maison et à l’école. Ce processus est et sera lent car il doit s’écraser contre les murs élevés par les conservateurs, mais ce n’est pas impossible.
En premier lieu, il faut commencer en utilisant un mot nouveau, différent de “féminisme”. Ce dernier est trop compromis. Quand nous pensons à ce mouvement, l’image qui arrive plus fréquemment à l’esprit de la population moins attentive est celle d’une femme agressive, qui veut enfermer l’homme à la maison pour jeter le monde dans le chaos avec sa sexualité hors contrôle, son hystérie et ses caprices. La dimension de la psychologie catastrophique a tué le féminisme.
En deuxième lieu, la révolution devrait se déclencher aussi grâce aux livres scolaires, où la différence des rôles et des métiers devrait être nulle. En même temps, il faudrait que les poupées soient habillées avec le tailleur et la couronne de laurier.
En troisième lieu, la télévision et la famille jouant un rôle décisif pour le développement individuel, devraient encourager et faire fleurir les différents talents des filles, dans chaque discipline.

En définitive, toute la culture doit changer et la société doit envoyer des messages positifs et de force à la nouvelle génération. Ainsi, les garçons grandiraient avec une idée plus égalitaire. Le respect et la dignité pour l’autre sexe serait appris dès la naissance. En poursuivant ce chemin il n’y aurait plus la nécessité de se demander “qu’est-ce que c’est le féminisme ?”
Enfin, il reste encore une question à se poser: serons-nous vraiment capables d’atteindre ce but ? Voudrons-nous vraiment le faire ou préférions-nous être une “femme au foyer” pour vivre paisiblement à l’abri d’une chaude maison, sans rien à perdre ?

Giulia Barjona

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